La tétine : à prendre ou à laisser ?

Utilisée comme plaisir de succion oui, comme bouchon non !

Unique mode d’alimentation du nouveau-né, la succion est aussi un véritable plaisir. Lorsque le biberon est terminé ou la ration de lait maternel épuisée, nombreux sont les bébés qui en redemandent encore. Face à ces pleurs, la tentation est grande, pour les parents, de leur mettre une tétine dans la bouche.

Mais la sucette de puériculture n’est pas une réponse à tous les chagrins. L’essentiel est de ne pas en abuser.

Une mauvaise habitude ?

« Totoche », « tètète » ou encore « tutut », la tétine a autant de sobriquets que d’adeptes. Son usage dès la naissance est seulement recommandé aux nourissons perfusés ou prématurés qui ne peuvent assouvir leur besoin de succion en s’alimentant.
Lucie, 9 mois, a une tétine dans la bouche depuis la maternité. Pour Hélène, sa maman, « la tétine s’est imposée dès sa naissance parce qu’elle était inconsolable après les biberons. Je continue à lui donner quand elle est fatiguée ou quand elle pique une grosse colère ».

La sucette ne doit pas servir littéralement de bouchon. Du type : prends la sucette et tais toi! Car selon Françoise Dolto, il ne faut pas empêcher un enfant d’exprimer sa peine. La tétine ne doit pas être en permanence à disposition, il faut savoir la réserver à des moments particuliers.

Du bon usage de la tétine

La tétine doit être stérilisée régulièrement et ne surtout pas être attachée autour du cou de l’enfant. Attention aux risques de strangulation. Il ne faut jamais tremper la tétine dans du miel ou du sucre avant de la mettre dans la bouche de bébé. Et ne plus l’utiliser si elle est déchirée. On peut distinguer deux types de tétines : la classique et la physiologique (découvrez les dernières tendances de tétines ici).

Pour la sucette classique, dite à bout cerise, la téterelle est symétrique. Le modèle dit physiologique épouse la forme du palais et libère la langue. Elles peuvent être en caoutchouc marron ou en silicone transparent, munies d ’un anneau ou même fluorescentes, pour mieux les retrouver dans le noir.  L’enfer avec les tétines c’est qu’il en faut plusieurs, car quand on en a besoin c’est tout de suite.

Savoir s’en séparer

A l’âge du jeu et des premières manipulations d’objets, la main de l’enfant est occupée. Un enfant qui va bien, qui prend plaisir à jouer et qui ne s’ennuie pas abandonne quasi naturellement la tétine.

Pour les plus grands qui ont du mal à se défaire de cette habitude, il est important de leur expliquer de façon objective et de leur laisser le temps de réfléchir. Il vaut mieux leur laisser prendre un peu de recul plutôt que de les contraindre.

Car la tétine, quelle soit ronde ou physiologique, provoque des dégâts sur la dentition. Projection des dents vers l’avant, mâchoires mal fermées, lèvres qui ne jouent plus leur rôle de pare-chocs et direction le dentiste !

Mais les orthodontistes ne peuvent commencer le traitement qu’à condition que leur petit patient ait décidé de délaisser la tétine. Il en est de même pour les rééducations orthophoniques pour mauvaise articulation et correction du « cheveu sur la langue ». L’enfant aura d’autant plus de facilité à abandonner cette manie si on lui consacre du temps, notamment au moment du coucher. L’attention des parents est, sans conteste, le meilleur des réconforts pour tous les enfants du monde.

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